4 jours pour aimer Miami

Ah Miami ! Ses plages turquoises, sa fête, les bateaux de croisières, les buildings qui encerclent la baie…eh bien ça ne nous intéressait pas du tout !

Nous ce qu’on aime, c’est prendre une destination à contre-courant, loin des clichés. On a décidé de retrouver Stéphanie, expatriée à Miami depuis plusieurs années et auteure du guide Miami l’essentiel, pour découvrir un Miami plus authentique, nature, slow, à la rencontre des locaux. Dans nos valises, on a donc mis le guide, un maillot de bain, de bonnes baskets, et de grands voyageurs plein d’a priori sur la ville !

Marion et Maxime, du blog Nos Curieux Voyageurs, sont des amoureux de nature et de pays nordiques. Ils ont été plusieurs fois aux Etats-Unis, adorent NYC et San Francisco, mais Miami et les « grandes villes bétonnées », jamais ! On était partis avec eux à Ibiza (3 jours à Ibiza) pour découvrir l’île loin des clichés, alors on a relevé le même défi !

Elisa et Max, les Bestjobers, ont gagné le Best Job in the World en Australie il y a quelques années (ils ont écrit le livre Australie nos 100 coups de coeur), et depuis ils vivent du voyage en photographiant la beauté de la nature. Les USA, c’est pas vraiment leur truc, ils ont été à NYC pour la première fois il y a quelques mois (ils ont aimé !) mais ces passionnés de grands espaces, de belles forêts et d’animaux sauvages sont plus à l’aise en terre australe, désertique ou enneigée (ndrl Elisa est née dans le Jura) qu’au bord d’une piscine d’hôtel de luxe !

5 raisons d’aimer Miami

Miami est unique aux Etat-Unis

Les Américains adorent les superlatifs : « c’est la plus grande des villes », « la plus haute des tours », « la plus petite rue »… Alors Miami c’est : la 3e skyline des Etats-Unis derrière NYC et Chicago, la plus grande concentration de Street Art au Monde, Art Basel (qui s’y tient chaque année) est le premier événement d’art contemporain mondial, et c’est la seule ville américaine qui a été fondée par une femme !

Pas mal non ?

 

Miami ce n’est pas l’Amérique

Eh oui, ici la première langue est… l’espagnol ! Nous sommes dans une ville des Caraïbes, avec tout ce que cela implique de métissage culturel. On parle espagnol, anglais, créole, français (la culture haïtienne est bien présente). C’est un carrefour. De façon très schématique, tracez un trait entre NYC, Cuba et les Antilles françaises, le Mexique : Miami est au centre. Une porte d’entrée (très colorée) vers l’Amérique qui brasse et préserve les traditions des habitants qui la composent.

 

Miami ne connait pas de saison

Nous sommes ici en novembre, la période idéale pour partir en Floride. On dit qu’à Miami il y a 2 saisons : l’été et l’été, il y en a juste un des deux plus chaud et humide ! Mais à vrai dire, il fait assez beau toute l’année, évitez simplement la saison des cyclones, les mois d’été en France.

 

Miami est une destination nature

Alors certes, c’est la 3e skyline des US donc il y a des buildings. Mais ! C’est une ville toute plate, le vélo et la trottinette sont rois. Les plages sont superbes et bordent toute la ville.

Mais ce n’est pas tout, c’est la seule ville des Etats-Unis (encore un superlatif !) qui peut se vanter d’être entourée de 2 parcs nationaux : celui des Everglades d’un côté, de Biscayne de l’autre. On imagine déjà les fermes à crocodiles et les plages à touristes. Mais non ! Les Everglades, c’est une étendue marécageuse naturelle qui abrite des centaines de milliers d’alligators, entre autres animaux sauvages, que vous pouvez observer simplement depuis le bord de la route, avec un peu de patiente. La baie de Biscayne, bordée de sa forêt de mangrove, protège le seul récif de corail vivant d’Amérique.

 

Miami est une destination accessible

D’un point de vue prix, on trouve des allers-retours dès 240 euros avec Corsair, en ligne directe depuis Paris 5 fois par semaine toute l’année. C’est la compagnie la plus compétitive pour des vols moins chers qu’à destination de NYC ! Le décalage horaire y est identique, 6h, avec un temps californien (du soleil toute l’année), et un vol de 9h environ. Sur place, les prix sont à peu près équivalent à des prix parisiens (prix d’une location d’appartement, d’un dîner), donc moins cher qu’à NYC également. Les taxes sont moins élevées qu’en Californie (7,5%).  Et la ville étant bien placée, il est possible de prolonger le séjour dans des coins natures en Floride, ou d’aller à NYC en 3h d’avion (on trouve des billets à moins de 100 euros avec United ou Delta). Quand on veut aller aux Etats-Unis, c’est donc une destination soleil et culture intéressante à laquelle on ne pense pas forcément.

 

4 jours à Miami, on fait quoi ?

On sort des sentiers battus !

Votre avion atterrit en fin d’après-midi à Miami, donc on prend le temps d’aller jusqu’à son hôtel, son appartement, ou sa maison.

On a pris cette dernière option, pour être tous ensemble et vivre comme des locaux, dans un quartier plus résidentiel. C’est aussi une option économique en famille ou entre amis, et très conviviale. Notre maison Abritel était à Surfside, au nord de Miami Beach, un joli quartier près de la mer, et à 20 minutes en voiture de « tout ». On fait nos courses (essayer Trader Joes, c’est ce qu’il y a de mieux et de plus sain !), on profite du barbecue, de la piscine.

On a donc loué une voiture à l’aéroport. Mais il est aussi possible d’utiliser Uber ou Lyft, louer des vélos (surtout si vous êtes sur Miami Beach, le plus central).

 

Premier jour

On fait du Yoga, c’est gratuit et tous les jours de l’année à 7h du matin (et 7h du soir) avec l’association 3rdstreetbeachyoga. Embarquez votre serviette et profitez d’une heure de cours (en anglais) avec d’autres locaux et voyageurs, face au lever du soleil (oui, pas de sunset sur la mer à Miami Beach, c’est le soleil qui se lève de ce côté). Un moment très agréable et un excellent moyen de bien commencer le séjour (en libre participation pourboire).

Après ça, on profite de Miami Beach et on va prendre un bon petit-déjeuner.

On a choisi l’option petit-déjeuner d’hôtel, vous ne manquerez pas de bonnes adresses sur le front de mer. Notre choix s’est arrêté sur un petit hôtel à l’ambiance conviviale : Circa39. On adore le côté Art Déco, la petite piscine, la jolie décoration aux inspirations caribéennes. D’ailleurs, c’est un hôtel très bien placé et pas très cher pour un séjour seul ou en couple.

On se promène un peu à Miami Beach, on prend des vélos, un taxi ou la voiture de location (attention aux parkings, soyez vigilant à bien payer les parcmètres) et direction le plus coloré des quartiers de Miami : Wynwood.

Balade à Wynwood

Si vous aimez la photo, le street art, comptez 3h pour bien profiter du quartier, faire le tour des fresques et prendre les photos que vous voulez. Vous pourrez aussi voir des artistes à l’oeuvre, et de nombreuses petites boutiques de vêtements, accessoires, déco, coffee shop ou bars à jus (pause conseillée chez Joe and the Juice).

Prenez le temps, c’est le mot d’ordre. Si vous le souhaitez, il est possible d’avoir un guide francophone pour être sûr de n’en rater aucune et de comprendre l’histoire du quarter et des artistes.

Découverte du Miami Design District

C’est le quartier voisin de Wynwood, et pourtant tout les oppose! Celui-ci n’est pas né des artistes et de l’émergence de la culture hipster, mais de Craig Robins, un milliardaire qui a transformé en quelques années (avec l’aide entre autres investisseurs de Bernard Arnaud, Monsieur LVMH himself) ce quartier malfamé en plus grand centre commercial à ciel ouvert de Floride. Des boutiques de luxe qui côtoient des oeuvres d’art contemporains, des bureaux d’architectes et de designeurs, des restaurants instragrammables et autres parkings colorés et pimpés par des artistes de renom. MDD c’est un peu l’image même de Miami : de l’urbain, du chic, du cher, du bling, mais aussi de l’art, du multiculturel, du hipster, et de la culture (on y trouve l’Institut d’art contemporain de Miami notamment). Dans ce quartier, on pourrait manger par terre et tout prendre en photo, c’est une bulle. Prenez un peu de hauteur et voyez ce qui l’entoure. Les building, au loin la mer, et juste derrière, le quartier encore défavorisé de Little Haïti. Grandeur et décadence.

Les oeuvres à ne pas manquer : le Fly’s Eye Dome, le Museum Garage (parking, vous pouvez monter gratuitement et profiter de la vue), le buste de Xavier Veilhan à l’étage de la galerie principale…

Pause dej tardive :

Pura Vida pour un délicieux Avocado Toast

 

Fin d’après-midi : le spot sunset obligatoire

Rendez-vous à South Point, pour voir le soleil se coucher sur la baie (attention, le soleil se couche très tôt selon la saison, vérifiez en ligne)… Cette plage tout au bout de Miami Beach est magnifique et très agréable.

Sur cette fin de journée, nous avons profité d’être à la plage pour organiser un ramassage de déchets. Une action simple, gratuite et qui prend peu de temps.

Initiatives Océanes : programmez votre collecte avant de partir et recevez le kit gratuitement (sacs, grands, etc), ou inscrivez-vous à l’une de celles qui sont déjà programmées. En 30 minutes, nous avons ramassés ensemble, et sur l’une des plus belles plages de Miami, 50 Litres de déchets plastiques. 30 minutes qui ne nous ont rien coûté mais nous ont permis encore plus d’apprécier ce cadre et a motivé les gens autour de nous…

Finir la journée par un show

L’American Airline Arena est un lieu emblématique à Miami, et accueille les matchs de NBA. Ici, c’est le show, un spectacle à part entière, danse, chants, cheerleaders, et un temple de la consommation (vous pouvez manger, que dire, vous goinfrer, tout au long de la soirée !).

On a pris des billets pour aller voir les Miami Heat sur Super Billet pour 20 dollars par personne en dernière minute. Bien sûr, nous étions en hauteur, mais le spectacle était là. Certains d’entre nous avaient choisi de manger avant, petit passage par le seul Shake Shack de Miami (le fast food incontournable) sur Lincoln Avenue.

 

Deuxième jour

Prendre de la hauteur au sunrise

On souhaitait une vue d’ensemble de Miami pour faire de belles photos. Au choix : un tour en bateau sur la baie ou un tour en avion ? On a choisi de découvrir Miami vu du ciel, au lever du soleil.

Un joli moment qui permet de se rendre compte de l’étendue de la ville, et de la nature qui l’entoure.

Escapade nature à Key Biscane

On embarque un picnic et on part en voiture à 30 min de Miami Beach, direction le Phare de Key Biscane. Le parc naturel est très bien préservé, la vue depuis le Phare est superbe et en contre bas, on observe un joli spectacle : les lamantins se nourrissent au milieu des baigneurs ! Autour du Phare, des petits gourmands noir et blanc : les ratons laveurs gardent la plage, et ne sont pas sauvages ! Ils prennent la pose (mais ne craquez pas, il est interdit de les nourrir pour les protéger).

À quelques minutes de voiture, un peu plus loin, Virginia Key Beach, sauvage, protégée, avec ses palmiers, son sable blanc, ses petites cabanes blanchies et ses eaux calmes. Cette petite île (reliée par un pont) est une vraie carte postale à l’écart du brouhaha de Miami Beach.

Fin d’après-midi, sortie Kayak à Virginia Key. Alex, de Miami en Français nous a concocté une sortie écolo à la rencontre des lamantins dans la baie (ils passent sous nos kayaks), les hérons, les iguanes. C’est un moment très apaisant. Ce jour-là, il était difficile de sortir de la baie à cause de la météo, mais sinon, l’idéal est de profiter du sunset depuis votre kayak, face à la skyline.

Dîner bio et local

C’est une adresse incontournable pour plusieurs raisons : Le Malibu Farm a l’une des plus jolies vues, petit écrin face à l’océan, préservé par le gigantesque hôtel qui l’abrite. Comme son nom l’indique, une vibes californienne imprègne les lieux, décoration en bois flotté, voilages, le bruit des vagues. Nul doute que le lieu est à privilégier en journée pour en profiter pleinement. L’autre raison qui en fait une adresse incontournable ? Sa carte, 100% locale, les ingrédients sont bios et proviennent de producteurs floridiens. Le must, la pizza avocado. Délicieusement relevée de citron et de basilic. A arroser avec l’un des cocktails maison de la carte, tout aussi créatifs.

Troisième jour

Réinventer un classique 

Qui ne connait pas Ocean Drive ? C’est l’image que l’on se fait de Miami Beach, la carte postale. C’est là qu’on était tournées de nombreuses séries (Miami Vice, Dexter) et films (Scarface : la scène de la tronçonneuse se trouve à l’actuel CVS). C’est aussi là que se trouve la Maison Versace, là où le créateur s’est fait assassiner par un fan d’une balle dans la tête, un matin de 1997.

De jour, on profite des bâtiments art deco et de la vue mer, des enchaînements de cabanes colorées, des palmiers.

De nuit, c’est ici que la fête commence, et l’avenue est bondée de touristes (en particulier au moment du spring break, les vacances des étudiants américains qui viennent ici s’éclater sans limite, période à éviter, pour l’authentique on repassera !). Pour redécouvrir une carte postale de manière plus insolite, on a choisi de ménager notre monture et de pousser des portes

Eh oui, c’est à vélo que l’on découvre ce quartier, et c’est tellement plus agréable ! Les pistes cyclables sont nombreuses, et Miami est une ville plate. Faire du vélo y est très agréable, même en famille. Les City Bikes sont nombreux et faciles d’utilisation, (une CB, 6 dollars de l’heure) quoi qu’un peu cher. Sinon vous pouvez louer des vélos à la journée chez un loueur. Nous voulions prendre des trottinettes, on les trouve toutes à Miami (Lime, Bird, Bolt), mais pas sur la commune de Miami Beach (oui oui c’est une ville à part entière). Elles ont été retirées à l’été 2019 en prévision des ouragans…

On ménage donc notre monture avec des vélos, et on pousse des portes… pour différents points du vue de South Beach.

Point de départ à l’hôtel Delano, sublime, on peut même y prendre un petit déjeuner. Une borne de city bike se trouve juste à côté. Puis on parcourt Miami Beach, on peut se rendre ainsi, en suivant Ocean Drive, jusqu’à South Point.

Sur le chemin, on s’arrête pour photographier les cabanes de sauveteurs à gauche, les bâtiments coloré datant des années 20 à droite. Point de vue à ne pas manquer : Le Betsy Hotel, pour voir Miami Beach depuis son rooftop (accessible librement).

Déjeuner dans un écrin de nature

Il y a le Palms Hotel, immense, superbe, sur Collins Avenue, là où l’on trouve la plupart des hôtels à Miami Beach. Mais si l’on passe la porte de cet hôtel, on est transporté ailleurs. C’est vraiment une caractéristique très américaine de démocratiser l’accès aux hôtels pour profiter du rooftop, du bar, du restaurant ou du lobby. N’hésitez jamais à entrer, ne vous sentez pas mal à l’aise, c’est là où vous aurez les plus belles surprises. Un peu de luxe accessible et décontracté. Dans cet hôtel se cache le restaurant Essencia, un petit éden à l’abri des regards, dans une décoration coloniale, au milieu des oiseaux et des feuilles de bananiers. Un déjeuner sain, des produits locaux (encore ce concept de la ferme à l’assiette) et des plats assaisonnés des plantes qui poussent dans le jardin, derrière la piscine de l’hôtel.

Se rendre dans un quartier méconnu

Quartier coup de coeur, authentique, encore méconnu, et si touchant. Little Haïti. On a retrouvé à nouveau Alex de Miami en Français qui nous emmène à la découverte du quartier. D’ailleurs, première surprise ici, la langue justement : on parle français dans les rues. Jusqu’à quand ? On nous apprend que des promoteurs ont décidé de s’installer ici, et que le quartier commence doucement sa phase de gentrification, comme Little Havana ou Wynwood avant lui. Alors, courez-y tant qu’il est encore dans son jus ! On y découvrir sur les murs l’histoire de la persécution et la libération du peuple haïtien (des oeuvres de street art martèlent la date de la révolution haïtienne, 1803). On peut se rendre compte rapidement de l’écart du niveau de vie entre les habitants de ce quartier et un quartier culturellement équivalent, Little Havana (beaucoup plus touristique). Les gens sont si souriants et accueillants ici. Les coqs et les poules traversent la rue, les petites boutiques indépendantes, la seule librairie du quartier côtoie des petites maisons colorées ou constructions plus précaires. Haïti, c’est aussi le vaudou, la magie, les rituels. On peut s’acheter sa poupée vaudou, son filtre d’amour, ou encore des jus ou concoctions aux bénéfices coquins. C’est aussi dans ce quartier que se trouve l’une des célèbres maisons hantées d’Amérique, la Villa Paula. Alexandre saura vous y faire entrer pour rencontrer les propriétaires…

On finit la découverte de Little Haïti dans le nouveau quartier de Upper Buena Vista, vous serez surpris par son ambiance bohème et ses petites boutiques.

Dîner avec la plus belle vue

Sans doute la plus belle vue sur Miami, le Rusty Pelican. Non seulement la carte de ce restaurant est incroyable (produits très frais, spécialisés en sushis et produits de la mer, choix de qualité pour les végétariens), mais que ce soit sur la terrasse au bord de l’eau ou depuis la salle, la vue est réellement à couper le souffle. Si vous n’avez qu’un seul restaurant à faire à Miami, c’est celui-ci qu’on vous recommande, et c’est Stéphanie qui nous l’a soufflé dans son guide !

 

Quatrième jour

Dernier jour, on fait quelques classiques :

Little Havana est le quartier cubain de Miami. Il y règne une ambiance très festive, on parle totalement espagnol ici, on trouve des fabriques de cigare, des bars latinos dans lesquels les gens dansent la salsa, même en pleine journée ! Rendez-vous sur l’artère principale, la Calle Ocho (SW 8th Street) et prenez le temps. Dans le square, observez les vieux cubains qui jouent aux dominos, entrez dans les petits marchés aux épices et aux fruits, ouvrez la porte d’une fabrique de cigares, montez dans le trolley, et à la nuit tombée, ambiancez-vous. On ne peut pas nier que le quartier n’est pas aussi authentique qu’on le voudrait, le tourisme a eu son impact sur les prix, l’accueil des gens, et la place dans les rues ! Mais Cuba fait partie de l’histoire américaine (et vis versa)…

  

Plongez dans la piscine de Tarzan

C’est l’hôtel emblématique de Miami. Le Biltmore a ouvert ses portes en 1926 dans ce quartier excentré (et luxuriant) de Coral Gables, et a accueilli de nombreux présidents, Roosevelt, Bush, Obama et Bill Clinton, entre autres. Au bord de sa piscine de 2000 m2, le maitre-nageur s’appelait Johnny Weissmuller. Quelques années plus tard, il devient la star hollywoodienne qui incarnera Tarzan sur grand écran. Beaucoup de démesure à l’extérieur, mais aussi dans l’architecture du bâtiment, qui rappelle les palais andalous. C’est l’urbaniste George Merrick (il a encore une suite à son nom dans l’hôtel) qui a lancé dans les années folles la construction de ce quartier et de l’établissement aux influences mauresques, espagnoles et coloniales. On n’est donc plus du tout à Miami, ou plutôt, encore dans une version différente de la ville. Mais c’est un grand classique. Si vous ne pouvez vous offrir une chambre dans cet hôtel de rêve, rénové en 2019, prenez le temps du brunch ou louez une cabane pour un déjeuner ou un snack près de la piscine. Un moment hors du temps, on se croirait presque dans Gatsby le Magnifique, mais on n’a pas trouvé Leonardo Di Caprio !

 

Café Dreamer

Au retour sur Miami Beach, autre style, autre ambiance : un classique à Miami, c’est le coffee shop qui va servir des açaï bowls, des avocado toasts, des latte vegan, banana bread et autres jus ou smoothies. C’est l’adresse coup de coeur de Stéphanie, et la nôtre aussi. L’açai est délicieux, et le cadre extrêmement photogénique. Pour un dej sur le pouce, un goûter, pour la photo et la bonne humeur, la fraicheur des produits, c’est incontournable.

 

Miami by night

Nous ne sommes pas venus là pour faire la fête, mais découvrir Miami loin des clichés. C’est fait !

Alors pour finir, 2 passages plutôt classiques et touristiques, mais à faire malgré tout lors d’un premier voyage à Miami. Car Miami, c’est aussi ses clichés qui la rendent si attachante.

Shopping sur Lincoln Road

Un verre à la nuit tombée dans l’un des bars de Collins Avenue, South Beach.

 

Option escapade nature aux alentours

Quatre jours à Miami, en dehors des clichés, en nature et en slow tourisme, c’est fait !

Nouveau défi, trouver un peu plus de nature à 2h de la ville. Plusieurs solutions s’offrent à vous : Les Keys, le grand classique, Les Bahamas (tout près), et la côte ouest floridienne, plus méconnue.

C’est l’option que nous avons choisie, et c’est Stéphanie, qui organise justement des itinéraires en Floride et en Californie, qui nous a préparer ce parcours de 3 jours dans de jolies petites stations balnéaires à moins de 3h de route de Miami.

Au programme : des sources naturelles, la jolie ville de Naples, le village coloré de pêcheurs Matlacha, et la plage paradisiaque de Sanibel Island…

Plus d’informations sur le blog de Stéphanie et sur son compte instagram pour la joindre <3

 

Pratique

Quand partir ?

Toute l’année, mais en évitant les mois d’été où la météo est plus changeante, chaleur plus forte, humidité, cyclones.

Comment on y va

Vol direct Paris-Miami dès 320 euros A/R sur Corsair.

Compagnie aérienne française régulière et spécialiste du long courrier international, Corsair dessert Miami jusqu’à 5 vols par semaine. Au départ de Paris Orly 4. 

3 classes de réservation : Economy, Premium et Business

Option « Un temps de réflexion » : la possibilité de poser une option avant de confirmer l’achat en ligne.

Offre up grade offre de surclassement sur le site www.corsair.fr sur enchère jusqu’à 24h avant son départ pour voyager dans une classe supérieure : Economy vers Premium– Economy vers Business – Premium vers Business.

 

La monnaie

Le Dollars. Pensez bien que les prix affichés sont souvent hors taxes, la taxe étant à 7,5%, et qu’il faut aussi ajouter le TIPS pourboires à tous les services. Pour le calculer : regardez votre note, et doublez le montant de la taxe : 10 dollars ? laissez 20 dollars de tips, et en liquide de préférence. Pensez bien que ce n’est pas « obligatoire » officiellement, mais le tips est la principale source de rémunération dans le secteur du service. Il est très mal vu de ne pas en laisser, cela fait partie de la culture et toute l’économie américaine repose dessus.

Le décalage horaire

-6h par rapport à Paris (ils changent d’heure, comme en France, à quelques jours d’écart par rapport à nous). On se lève tôt et on se couche tôt !

Les formalités

Passeport validité +6 mois et ESTA (un seul site officiel) à jour. L’ESTA coûte 14 dollars, est délivré en quelque jour électroniquement et valable 2 ans, 90 jours maximum sur le territoire.

Pensez à prendre une petite assurance voyage Chapka pour vos voyage aux USA, car la santé peut coûter cher !

Miami l’essentiel, le guide

Voyage réalisé en novembre  2019 en collaboration avec Corsair, Miami en Français et Abritel

 

À revivre en vidéo – en Story à la Une

Auteur Nomade expatrié