3 jours au Festival Coachella

L’un des plus grands festivals annuels aux États-Unis et dans le monde, l’événement de toutes les disciplines artistiques, rock, hip-hop, électro, l’événement le plus « instagrammable » de toute la pop culture, voilà comment définir en quelques mots ce qu’est « Coachella », cet événement dont tout le monde parle chaque année au mois d’avril.

On en parle car c’est un événement mondain (toutes les stars s’y pressent pour s’y produire, mais surtout pour être vues), on en parle pour sa démesure : 30 hectares occupés le temps de 2 week-ends, en plein désert californien. On en parle aussi pour ses excès : une centaine d’artistes internationaux, 8 scènes, 82 concerts, 200 000 personnes (connectées sur leur Instagram pour prouver qu’ils sont bien là !).

Expérience sensorielle à tous points de vue, du son pour vos oreilles, des shows étourdissants, des arts plastiques, avec pour décor : palmiers et montagnes désertiques en toile de fond, sa célèbre grande roue et les festivaliers les plus lookés de la planète. Il n’en fallait pas plus pour nous décider ! On a testé l’édition 2019 pendant un voyage à Los Angeles !

Année après année, la programmation est devenue de plus en plus éclectique, et permet de satisfaire tous les festivaliers, tous les âges, les styles et les nationalités. Après Beyoncé en invité d’honneur en 2018, cette année, on aura pu découvrir : Kacey Musgraves (Grammy Awards 2019), Blackpink, Janelle Monae, Diplo, The 1975, Kid Cudi, Zedd, la révélation d’à peine 17 ans Billie Eilish, Wiz Khalifa, Nina Kraviz, Tame Impala ou encore Ariana Grande. Et du côté des Français, Jain, Charlotte Gainsbourg, DJ Snake, Polo & Pan, FKJ, Agoria, ou encore la pointure electro Gesaffelstein.

 

Coachella, c’est aussi du happening, des surprises, des guests : on aura vu Will Smith monter sur scène le temps d’un rap avec son fils, Nicki Minaj ou Justin Bieber en duo « improvisé » avec Ariana Grande, ou encore Kanye West lancer une messe Gospel le dimanche matin, en haut d’une montagne, en marge de la programmation officielle.

 

C’est aussi un temps fort pour les artistes plasticiens qui peuvent trouver ici un public plus large qu’en galerie d’art. Et avec Instagram, ils s’assurent une visibilité internationale.

Plusieurs défis à relever pour ces oeuvres et installations : qu’elles soient photogéniques, gigantesques, oniriques, presque mystiques. L’art en plein désert, entre Ariane Grande et Dj Snake, c’est forcément un peu mystique…

Et le message dans tout ça ? La protection de la planète, la politique américaine. Grandeur et décadence à Coachella : tout le paradoxe du festival, forcément ! Et ça fait de belles photos, toujours !

 

 

C’est où ?

Indio, Coachella Valley, Californie

À l’est de Los Angeles (165 km) et 45 km de Palm Springs

C’est quand ?

Chaque année, 2 week-ends en avril, du vendredi au dimanche de midi à 1h du matin.

Comment s’y rendre ?

Parking gratuits

Navettes (option shuttle à réserver prendre avec votre Pass) depuis certains hôtels de Palm Springs dont le Hilton.

2h-5h (selon le trafic) depuis Los Angeles

45 min-1h depuis Palm Springs

Blablacar et Uber possible depuis et vers Palm Springs

 

 

Combien ça coûte ?

Le festival

1 billet (Pass Week-end 1 ou 2) sans option : 430 dollars pour un week-end – 999 dollars le pass VIP

25 dollars l’option Shuttle (depuis hôtel Palm Springs)

Sur place

Une conso : 12 dollars, fontaines à eau à disposition.

Un repas : 10-15 dollars (on trouve par exemple un Shake Shack)

La consommation sur le site correspond à des tarifs de festivals classiques.

Pour ce qui est du prix d’entrée du festival (hors billets d’avion, location de voiture et logement), cela peut paraître excessif, mais ramené au nombre de jour ou au nombre d’artistes (les shows durent en moyenne 1h), le tarif est cohérent.

Le voyage

Les prix flambent sur cette période ( et ce sont les vacances scolaires), soyez donc prévoyants, comparez les prix et créez des alertes (Liligo). 100 000 personnes dans le désert sur un week-end, imaginez…

Vol

Prenez vos billets d’avion dès que vous avez pu acheter votre Pass.

Un vol Norwegian à partir de 360 euros l’aller-retour (10h de vol – décalage horaire 9h)

Voiture

Pour la location, nous avons utilisé Liligo pour trouver le meilleur deal, à 40e/jour pour une Jeep.

Sachez que l’essence coûte moins cher qu’en France.

Hébergements

  • On prend un tipi sur le site (à réserver sur le site officiel de Coachella)
  • On réserve un hôtel à Palm Springs à moins d’une heure de route (150e / la nuit la chambre double) pour profiter d’une piscine et des environs, un peu plus au calme
  • L’expérience authentique : le Airstream, la cabane dans le désert ou la maison californienne sur Home Exchange (gratuit, échange de points et de maison)

On fait quoi sur place ?

On visite Palm Springs

On brunche (au Midmod Café par exemple)

On profite de la piscine de l’hôtel (ou d’un hôtel où l’on ne loge pas, ils sont accessibles au public)

On part faire des photos. Cette année, on trouvait des installations artistiques dans le désert environnant grâce à l’application @_desertx

 

Autour de Palm Springs

Découvrir un Diner en allant à Joshua Tree

Pioneertown, le village des pionniers (1846, la Ruée vers l’or)

  
 

Los Angeles : c’est votre passage obligé pour prendre votre avion. La ville est immense et incroyable. Elle peut vous effrayer par sa taille, mais passez-y un peu de temps.

Prenez un guide Los Angeles l’essentiel pour trouver de bonnes adresses !

Les petits bonus : profitez de la plage à Santa Monica pour vous détendre, et faites du vélo à Venice Beach.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On profite du festival

On débarque à Coachella dans l’après-midi pour profiter des lieux et du sunset. Les temps forts sont rythmés avec le soleil. Vos plus belles photos se feront quand le soleil descendra derrière les montagnes… Magique !

De nombreux stands de nourriture pour tous les goûts, y compris vegan et healthy. Stands de limonades et soft dans tout le festival, mais l’alcool est réservé dans plusieurs espaces : il vous faudra chaque jour passer un check point en montrant votre carte d’identité pour vous munir d’un bracelet qui justifiera votre âge (+ de 21 ans).

Ainsi, vous pourrez entrer dans les bars (à ciel ouvert : on voit les scènes) et consommer vos boissons sur place. Donc pas d’ecocup Heineken sur les pelouses des concerts. Étonnant pour nous Français habitués des festivals. Mais cela a du bon, moins d’excès, moins de débordement, plus de propreté sur le site aussi.

Rappel : si les Américains n’apprécient guère la cigarette (et les fumeurs…), la Weed est légale en Californie. Les festivaliers s’en donnent à coeur joie.

 

Comment on réserve ?

Rendez-vous première semaine de janvier (date précise à venir) sur le site officiel à 20h. Faites la queue en ligne et croisez les doigts : premiers arrivés, premiers servis (2 places maximum par connexion). Chaque année, le festival est sold out le jour-même de la mise en vente. Un conseil : prenez l’option de l’envoi des pass par UPS. Cela vous évitera d’aller chercher vos billets à l’entrée du festival. Et si vous le pouvez, favorisez le pass pour le week-end 1 : plus de surprises, plus de guests sur scène, plus de stars dans le public aussi.

 

On met quoi dans sa valise ?

Il fait très chaud : cette année 38 degrés, et peu d’ombre sur le festival. Par contre, à la nuit tombée, l’air est frais et parfois le vent se lève. Chapeau (pour le style et le soleil qui tape), foulard (pour la poussière et le sable, style de rigueur aussi).

Tenue décontractée idéale : les boots, le short en jean, le t-shirt (et un sweat pour le soir). Et prévoyez votre tenue la plus folle pour marquer le coup !

    

Mesdames, plusieurs options s’offrent à vous :

Le look bohème : robes longues, couronne de fleurs, chapeau

Le look du désert

Le look WTF : votre tenue la plus dingue, aucune limite

Le look nu : plus on est sexy, mieux c’est !

Et Messieurs : c’est un peu la même chose, car en fait, tout est possible ! Y compris les déguisements d’ailleurs. Fashion, rock ou à la limite du look Burning Man, profitez-en pour vous lâcher et faire des folies, car ici l’excès est roi.

  

On emmène son chargeur de téléphone : il y a autant de bornes pour se charger que de toilettes sur le site (ou presque !).

 

À savoir :

On peut laisser un sac à dos sur place : il y a des casiers (prendre un cadenas).

On fait la queue pour garer sa voiture, pour la sortir, et on marche énormément (talons au placard, s’armer de patience)

On est fouillés, on passe des portiques, mais avec le sourire car l’équipe du festival est très chaleureuse et disponible. L’organisation est d’ailleurs remarquable.

En groupe : on se donne un point de rdv si on se perd. Parfois la connexion devient mauvaise (trop de monde) et on ne peut plus se joindre.

CB acceptée sur les stands, il est possible de prendre une carte cashless en ligne ou retirer du liquide sur place.

 

Coachella, ça vaut le coup ?

Oui ! Mais soyez bien conscient que ce festival représente tout ce que l’Amérique et notre époque offrent de meilleur et de pire.
On y va pour se sentir libre, pour sa programmation éclectique (tout le monde y trouve son compte), pour le plaisir des yeux et des oreilles, pour cette ambiance friendly, chill et festive.
On y trouve : l’excès, la démesure, on est prisonnier de son téléphone, de l’image, on court de scène en scène (aux performances inégales), d’artistes en artistes en oubliant un peu, parfois  (souvent ?) de profiter de l’instant.
Mais c’est beau, c’est grandiose et UNIQUE.

 

 

*Reportage à retrouver en stories sur Instagram

Auteur Nomade expatrié